Après une première enquête en mai, le CoSMoS et SportCarriere ont lancé en novembre 2020 une seconde étude sur le marché de l’emploi dans le monde du sport en France. L’occasion de faire le point sur la situation du secteur sport en cette période de crise et de comparer les impacts du premier et du second confinement, sous le prisme particulier de l’emploi et du recrutement.

Cosmos x Sport Carriere

Un secteur du sport résilient, qui s’adapte et se bat

Confinement moins strict et mieux anticipé, adaptation des acteurs, reconduction des mesures de soutien gouvernementales : La première constatation est que la proportion de structures s’estimant extrêmement impactées a diminué. Sur une échelle de 0 à 5, elles sont désormais 58,7% à indiquer l’impact maximum, contre 77,7% en mai dernier.

De même lorsqu’il s’agit, non plus de l’impact sur la situation personnelle de sa structure, mais sur son environnement : 39,5% ont évalué à 5/5 l’intensité de la crise sur leur écosystème (contre 59,7% en mai 2020).

Ce ressenti légèrement plus positif se retrouve objectivement dans la situation des structures sportives en termes d’emploi. A date, 96,5% de l’emploi a pu être sauvegardé, y compris au sein des structures les plus touchées.

Le recours à l’activité partielle reste massif avec 81% des répondants, sans surprise, les structures les plus impactées (niveaux 4 et 5) sont celles qui y ont le plus recours (86,1%).

Au niveau des recrutements, là où le premier confinement avait pris de court les structures répondantes, le second a eu un impact moindre : 9,1% de recrutements prévus ont dû être purement et simplement annulés (22,8% en mai 2020). De même du côté des recrutements confirmés dans les conditions et temporalités prévues : 34,7% avaient pu être maintenus lors du premier confinement, c’est désormais 53%.

Par ailleurs, les dispositifs d’encouragement à l’embauche d’alternants et de jeunes de moins de 26 ans sont plébiscités : 44% des sondés ont utilisé ou envisagent d’utiliser ces aides. De plus, 32,2% des futurs recrutements sont envisagées sous forme d’alternance ou de stage contre 22,9% en avril.

Les tendances de recrutement

Parmi les typologies de talent recherchés en priorité, en plus des toujours prisés éducateurs/animateurs sportifs qui représentent 61,1% des recrutements envisagés, on note une forte percée des profils communication-digital-marketing (33,7%). Rebond également pour les profils événementiel-logistique qui représentent 11,6% des futures recherches, contre 0,9% en mai dernier.

Enfin, dans les prochains mois, les employeurs du sport envisagent majoritairement de privilégier des contrats à temporalité définie tels que le CDD, le freelance ou le contrat saisonnier. Ces contrats représentent ainsi 86,7% des embauches prévues. Une tendance qui démontre une volonté des structures de s’adapter à la situation et de poursuivre leurs activités malgré les obstacles.

Un secteur en souffrance qui craint 2021

Néanmoins un tel recours massif aux contrats à temporalité limitée indique aussi une grande incertitude des acteurs sur l’évolution de la situation sanitaire dans les prochains mois : Pourront-ils reprendre leurs activités normalement ? Le public sera-t-il au rendez-vous ?

Face à cette incertitude, les acteurs répondent avec la plus grande prudence.

En effet, les prévisions restent mauvaises pour 2021 : 79,6% des structures répondantes s’attendent à devoir faire face à un résultat net en baisse à la fin du premier semestre.

Aussi, si l’emploi a pu être jusqu’à présent préservé, 43,1% des employeurs ne sont pas certains de pouvoir maintenir l’emploi dans leur structure dans les mois à venir.

Et parmi les structures les plus impactées (niveau 4 & 5), 42% envisagent une réduction ou une réorganisation d’effectifs d’ici la fin du premier semestre, dont 26,7% concernent une réduction directe d’effectif.

Ainsi, le ressenti des employeurs du sport sur leur situation est plus positif qu’au sortir du premier confinement. Adaptation et expérience, confinement moins strict et aides ont permis à date aux structures de mieux encaisser la crise, même si l’impact sur l’emploi et les recrutements reste indéniable.

Néanmoins l’inquiétude se porte dorénavant sur les mois à venir. Les anticipations sont d’ores et déjà négatives et l’incertitude sur le maintien de l’emploi sportif dans les prochains mois reste très prégnante.

Retrouvez la première étude CoSMoS – Sportcarriere sur l’impact du COVID-19 sur l’emploi et le recrutement au sein du secteur sport en France effectuée en Mai en cliquant ici.

Retrouvez la deuxième étude CoSMoS – Sportcarriere sur l’impact du COVID-19 sur l’emploi et le recrutement au sein du secteur sport en France effectuée en Mai en cliquant ici.

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