Avec la baisse des subventions publiques et le Covid-19, le sport amateur fait face ces dernières années à une actualité qui pousse les dirigeants d’associations à se renouveler et à s’adapter pour survivre.

bénévoles

Le covid-19 a perturbé la fin de saison 2020. La rentrée de septembre est quant à elle catastrophique. D’après le Conseil social du mouvement sportif (CoSMoS), le sport, à l’instar du tourisme et de la culture, est l’un des secteurs d’activités les plus affectés par la crise sanitaire, économique et sociale. Les employeurs du sport sont dans une situation d’urgence :

  • baisse de l’ordre de 30% du nombre de licenciés dans les associations sportives ;

  • baisse considérable des ressources des clubs professionnels, des organisations d’événements et des gestionnaires d’équipements sportifs, liée aux contraintes sanitaires ;

  • baisse significative de fréquentation pour les salles de fitness et les entreprises de loisirs actifs conduisant à une baisse de 30 à 50% du chiffre d’affaires.

Les dirigeants des associations tentent de rassurer les familles pour stabiliser le nombre de licenciés mais rien n’y fait. Seulement 56 % des parents comptent inscrire leur enfant cette année dans un club. Ils étaient 66 % en 2018. Sur les 10 millions de jeunes français âgés de 6 à 18 ans, cela représente tout de même 1 million d’inscriptions en moins.

Pour les adultes, 29 % des français comptent s’inscrire dans un club cette année, l’épidémie expliquant 15 % des non-inscriptions. L’épidémie impacte également le choix de la pratique puisque 47 % des français déclarent qu’en raison des conditions sanitaires, ils choisissent une pratique en extérieur plutôt qu’à l’intérieur. Cela s’explique aussi par l’annulation de la plupart des forums associatifs et des actions de découverte mais aussi par les contradictions et les incertitudes de la gestion de la crise sanitaire.

déconfinement association

En cette période, les clubs voient leurs actions limitées ou supprimées s’ils sont localisés en « zone rouge ». Soit une majorité de la France avec des indicateurs qui changent régulièrement. On nous indique que le virus accélère sa circulation en France alors même que le dispositif de dépistage est déjà dépassé. Les délais d’accès aux tests sont « inadmissibles », admettent les autorités. Le gouvernement tente de privilégier les patients prioritaires, abandonnant le dépistage de masse.

Pourquoi empêcher la pratique sportive alors même que les personnes à risque pratiquent peu ? D’après les chiffres de début septembre 2020, les personnes décédées du covid ont un âge médian de 84 ans dont 75% ont plus de 75 ans et plus. Sur l’ensemble des décès 66% sont décédés avec comorbidités (diabète, obésité, hypertension artérielle, trouble cardiaque etc).

Dès lors, pourquoi empêcher les jeunes et la population active de pratiquer ? Ce ne sont plus les bienfaits du sport associatif pour la société qui sont mis en avant (éducation, santé, bien-être, vivre ensemble) mais une chasse aux cas contact qui fait peur aux familles et aux pratiquants.

Le ministère tente de se montrer présent grâce à une campagne de communication pour la promotion du sport : EnVie de Sport. Mais cela n’a aucun sens quand les collectivités et les agences régionales de santé empêchent les clubs d’organiser des activités sportives. C’est même devenu un casse tête sans fin.

Enfants sport

La seule préoccupation des autorités étant la recherche systématique de trois cas contact pour un cas positif. C’est très drôle quand on sait que pour ces trois mêmes cas contact, l’Assurance Maladie recherche trois nouveaux cas contacts pour chaque cas contact identifié. Vous suivez toujours ?

Ces trois nouveaux cas suspects pour un cas contact non-confirmé vont être à leur tour isolés sur le principe de précaution. Au-delà de la privation de liberté sur suspicion, ce sont les championnats et l’activité économique des clubs qui sont impactés. Quid des bienfaits du sport sur les jeunes (prévention de l’obésité).

Le plus agaçant étant le sens dernier cette chasse aux cas suspects. Comment expliqué que les personnes isolées ne sont pas en mesure d’avoir un test fiable à 100% et rapide. Certains joueurs attendent plus de 10 jours pour savoir s’ils peuvent de nouveau pratiquer.

Les fédérations ont du mal à trouver des solutions et à prendre des engagements forts auprès des clubs avec des élections fédérales reportées en fin d’année 2020. Si les compétitions sportives ne peuvent plus se tenir en raison de la gestion du covid, que devient le sport français ? Le succès modeste de l’appel aux dons « Soutiens ton club » de la Fondation du sport l’a démontré. L’État français doit sauver le sport et le plus vite possible !

#soutien ton club

Quelle cohérence entre un restaurant complet ou une salle de sport interdite pour risque supposé de propagation du virus ? Quelle cohérence entre l’assouplissement des protocoles sanitaires des écoles et le renforcement au sein des associations ? N’est-ce pas le même public ?

Dans le plan de relance à 100 milliards d’euros, l’Etat en consacre seulement 0,12% aux sports (120 millions d’euros). Une goutte d’eau dans le naufrage du sport français.

Il ne faudrait pas que les JO de Paris 2024 sonnent creux avec la disparition de la moitié des clubs amateurs à cause du désengagement de l’Etat et des restrictions sanitaires sans cohérence au niveau national. Le discours que les sportifs se relèvent toujours, s’entraident et s’en sortiront plus forts n’aura pas de sens s’il n’y a plus de sportifs dans les clubs.

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